Vidéo projection,
8’20 min, NB, son 2024
UNTITLED
Ma recherche est basée sur la captation de sons omniprésents dans le réel. D’ailleurs, la pollution sonore était le sujet de mon mémoire de DNSEP. Cette pièce était inspirée de l’action Ausfegen dans laquelle Joseph Beuys balaie les résidus laissés par les manifestants lors de la fête du travail, le 1er mai 1972. Après avoir présenté les restes dans une vitrine, l’artiste déclara: « La sculpture n’est pas fixe ni finie ». Le dépôt sauvage de déchets derrière l’école d’art d’Avignon, d’un coté, et de l’autre, le crématorium à proximité, m’ont amenée à réfléchir sur le fait l’activité humaine est visible mais pas assez audible. Quelle différence, y a-t-il entre la temporalité d’un homme et celle d’un objet ? J’ai réalisé des enregistrements de bruits concrets provenant des détritus que j’ai manipulés. La composition qui en résulte transcende les objets d’origine et en dévoile toute la poésie. Dans la vidéo projection, ce travail sonore dialogue avec des images des déchets qui, une fois agrandis, deviennent des éléments sculpturaux.